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Brève hebdomadaire

Bulletin hebdomadaire 2026/26

Semaine de l'auto-conservation : Bull Bitcoin obtient une licence MiCA sans y renoncer, l'Afrique du Sud s'oppose à un projet d'interdiction de l'auto-conservation tout en mettant en œuvre six initiatives d'économie circulaire, et la Bolivie étend son action à l'ensemble de ses neuf départements.

Bulletin hebdomadaire 2026/26
27 juin 2026
L'équipe Blink

Cette semaine a été placée sous le signe de l'auto-custode, c'est-à-dire le droit de détenir soi-même ses bitcoins. Bull Bitcoin a obtenu une licence MiCA en France sans renoncer à ce principe. En Afrique du Sud, les communautés Bitcoin s'opposent à un projet de réglementation qui les viserait, alors même que six d'entre elles développent des économies circulaires florissantes. La Bolivie a étendu son action à l'ensemble de ses neuf départements. Et, discrètement, l'auto-custode fait son apparition chez Blink.

Afrique du Sud — Acceptation avec règlement en rand et six économies circulaires : MoneyBadger (@MoneyBadgerPay) a indiqué que les commerçants peuvent accepter des bitcoins provenant des portefeuilles de leurs clients, en magasin ou en ligne, et recevoir le règlement en rand, sans avoir à gérer eux-mêmes la cryptomonnaie — ce qui permet de séparer l’acceptation en contact direct avec le client de la gestion de trésorerie. Parallèlement, Bitcoin Ekasi (@BitcoinEkasi) a cité six économies circulaires Bitcoin actives en Afrique du Sud, où de véritables « sats » circulent déjà entre les particuliers : BitcoinWitsand, BitcoinKaroo, BitcoinLoxion, BitcoinPlett, BTCSedgefield et Bitcoin Ekasi. Un ensemble de lieux de dépense et d’utilisateurs réguliers constitue un indicateur de la fonction de moyen d’échange bien plus fort que n’importe quelle annonce faite par un commerçant isolé.
À la une : Bull Bitcoin obtient la certification MiCA — la gestion autonome des actifs reste inchangée

Bull Bitcoin (@francispouliot_) a annoncé avoir obtenu une licence MiCA en France, permettant ainsi aux utilisateurs de tous les États membres de l'UE de continuer à utiliser sa plateforme d'échange de bitcoins et ses services de paiement « en toute légalité, sans aucune interruption ni réduction du service ». Ce qui est remarquable, c'est ce qui n'a pas changé : Bull Bitcoin a déclaré avoir conservé intactes son approche en matière d'auto-custode et de confidentialité, et avoir passé avec succès les audits de cybersécurité PASSI et DORA sans externaliser son infrastructure Bitcoin principale.

Cela va bien au-delà d'une seule entreprise. C'est la preuve concrète que les licences à l'ère de la MiCA peuvent coexister avec l'auto-conservation et une infrastructure Bitcoin interne — et que la conformité aux règles de l'UE ne signifie pas nécessairement confier ses clés à un tiers.

1) Adoption par les commerçants et les entreprises

Au-delà de l'Afrique du Sud, les actualités de cette semaine ont couvert des sujets aussi variés que la couverture nationale atteinte par la Bolivie, un safari en montgolfière au Kenya et une école ougandaise fonctionnant entièrement grâce au Bitcoin.

  • Bolivie — tous les départements acceptent désormais le Bitcoin : Bitcoin Research Bolivia (@bitcoinr3) a indiqué que la carte BTC du pays comptait désormais 134 établissements acceptant le Bitcoin, et qu’après un nouvel enregistrement à Chuquisaca, les 9 départements disposent désormais chacun d’au moins un établissement acceptant cette cryptomonnaie — contre pas plus de 33 établissements un an plus tôt. La Bolivie est ainsi passée d’un regroupement centré sur La Paz à une véritable couverture nationale.
  • Kenya — Kilimanjaro Balloon Safaris accepte les paiements en bitcoins : les clients peuvent réserver des excursions en montgolfière à Amboseli et payer directement en bitcoins, ou utiliser Tando (@tando_me) pour effectuer cette même réservation. Le tourisme est un secteur de services à forte valeur ajoutée qui génère des dépenses bien supérieures à celles du commerce de détail à faible valeur ajoutée.
  • Kenya — le pôle de Tena Estate : BitBiashara (@BitBiashara) a indiqué que son écosystème d'économie circulaire de Tena Estate, à Nairobi, comptait 19 commerçants et plus de 30 utilisateurs actifs qui gagnent, dépensent et épargnent en sats, le tout articulé autour d'un centre communautaire physique. La présence de commerçants, d'utilisateurs actifs et d'un centre au sein d'un même quartier constitue un indicateur plus significatif que des annonces dispersées.
  • Ouganda — une école fonctionne grâce au Bitcoin : la Starlight School (@BitcoinKampala) a déclaré avoir automatisé l'ensemble de ses paiements à l'aide de l'infrastructure Bitcoin, réduisant ainsi les opérations à une seule autorisation par mois. Il s'agit ici d'une intégration du Bitcoin au sein d'un processus institutionnel bien établi, et non d'une simple démonstration ponctuelle.
2) Infrastructure de paiement

Les travaux d'infrastructure menés cette semaine ont permis de combler de véritables lacunes dans le secteur de la vente au détail : remboursements, modules complémentaires pour le commerce électronique et règlement des transactions ferroviaires locales.

  • MoneyBadger — Le problème Lightning est résolu : comme Lightning sont initiés par l’expéditeur, MoneyBadger (@MoneyBadgerPay) enregistre désormais Lightning du payeur lors du paiement, la stocke avec la transaction et l’utilise lorsqu’un remboursement est nécessaire. La collecte de cette information est facultative jusqu'au 31 août et deviendra obligatoire à partir du 1er septembre 2026 pour les commerçants concernés. Les retours et les annulations constituent une exigence fondamentale du commerce de détail — cette mesure comble ainsi l'une des lacunes opérationnelles Lightning au point de vente.
  • BTCPay Server — Jumpseller et Lightspeed : BTCPay Server (@BtcpayServer) a annoncé que les commerçants utilisant les boutiques en ligne Jumpseller peuvent désormais accepter les paiements en Bitcoin, et a présenté un plugin Lightspeed permettant d'intégrer Lightning Bitcoin et Lightning au point de vente Lightspeed Retail. Deux nouvelles plateformes — l'une en ligne, l'autre en magasin — disposent désormais d'une solution native pour les paiements en Bitcoin.
  • Kenya — Ark Node associe Bitcoin à M-PESA : lors de l'événement Bitcoin Nairobi, Noelyne Sumba a présenté Ark Node, une solution reposant sur Bitcoin et M-PESA (@GorillaSats), pour démontrer que l'innovation africaine peut répondre aux défis du paiement en Afrique — en mettant en place une infrastructure adaptée aux habitudes locales existantes plutôt qu'en les remplaçant.
  • Mavapay — Lightning solution de règlement transfrontalier : Mavapay (@mavapay) a indiqué que son infrastructure utilise Lightning effectuer des règlements en temps réel sans les inefficacités en termes de capital propres aux modèles préfinancés, et a annoncé qu’elle s’apprêtait à dévoiler la prise en charge de nouveaux pays et continents.
  • Le commerce par agents est désormais opérationnel : Lightning (@lightningenable) a annoncé que les agents IA peuvent désormais acheter de véritables produits physiques via Lightning commerçants spécifiques, notamment greatghee.com et drinksote.com — « Ce n'est pas une démo. De vrais agents, de vrais paiements, de vrais produits. »
3) Réglementation et politique

L'actualité réglementaire de la semaine offre un contraste saisissant : en Europe, une autorisation qui préserve la conservation par le client lui-même ; en Afrique du Sud, un projet de réglementation qui pourrait l'interdire.

  • France / UE — Licence MiCA de Bull Bitcoin (voir notre dossier) : la preuve concrète que la conformité aux règles de l'UE en matière de services de paiement peut coexister avec l'auto-conservation et une infrastructure Bitcoin interne.
  • Afrique du Sud — la lutte pour la protection de l'auto-conservation : le projet de règlement sud-africain sur la gestion des flux de capitaux est contesté par les utilisateurs quotidiens de Bitcoin. Dans le podcast de Stephan Livera (@stephanlivera), Ricki Allardice, du Property Rights Defense Group (@PRDG_ZA), a présenté ses arguments contre ce projet de réglementation qui restreindrait l’auto-custode du Bitcoin. Le groupe organise actuellement une réponse officielle et recueille des soutiens sur propertyrightsdefense.org. Il s’agit là de la même pression réglementaire que celle décrite la semaine dernière par un vendeur de crêpes sud-africain — à laquelle s’oppose désormais une défense organisée.
4) Économie circulaire et preuves concrètes

Cette semaine, les témoignages issus de la base ont couvert un projet de construction financé par Bitcoin, 17 jours de vie sans monnaie fiduciaire et une journée record sur Tando.

  • Kenya rural — deux cabanes construites grâce au Bitcoin : Bitcoin Chama (@Bitcoinchama) a indiqué que Jusper avait construit deux cabanes en bambou en deux mois en réglant exclusivement en bitcoins le transport à moto, la main-d’œuvre et la plupart des matériaux, ne recourant à Tando que lorsque le bitcoin n’était pas disponible. L’importance réside dans l’ampleur de l’opération : le bitcoin a été utilisé pour régler plusieurs contreparties et catégories de dépenses au sein d’un même projet, et non pas simplement pour un seul paiement.
  • Nairobi — 17 jours sans monnaie fiduciaire : un utilisateur a déclaré avoir passé 17 jours à Nairobi sans jamais utiliser de monnaie fiduciaire (@waithiraah), en payant exclusivement en Bitcoin Lightning Tando. La preuve vivante que ce système est pratique pour effectuer des dépenses réelles et régulières.
  • Kenya — Tando bat un record quotidien : Tando (@tando_me) a annoncé avoir atteint un nouveau record historique du nombre de transactions traitées en une seule journée, sans toutefois dévoiler le chiffre exact.
  • Kibera — une journée de conférence consacrée aux dépenses : AfribitKibera (@AfribitKibera) organise la « Journée de l'économie circulaire Bitcoin » dans le cadre de la conférence Bitcoin Nairobi, en consacrant une journée entière à l'utilisation concrète du Bitcoin au sein de la communauté. Les dépenses à l'échelle de la communauté constituent un volet central du programme, et non une simple démonstration secondaire.
  • Le travail de terrain se poursuit : en Bolivie, Bitcoin Research Bolivia (@bitcoinr3) distribue de porte-à-porte des prospectus « BTC Map », payés en bitcoins. Au Pérou, MOTIV Peru (@MotivPeru) a indiqué que les artisans de Huanchaco acceptent désormais les bitcoins, étendant ainsi l'adoption de cette cryptomonnaie au commerce artisanal local.

Encore une chose. La gestion autonome arrive sur Blink. Elle est déjà disponible sous la version Blink 3.0.1 sur Zapstore, la boutique d’applications native de Nostr, en attendant l’approbation du Play Store et de l’App Store. Nous en avons discrètement donné un aperçu cette semaine — pour les plus curieux, vous trouverez des indices ici. Le droit de détenir ses propres bitcoins mérite d’être défendu et mérite d’être développé. À la semaine prochaine.

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